dimanche 3 mai 2026 - 00:28
Fraternité, principe fondamental et oublié d’une paix durable

Hawzah/Le professeur Andrea Bizzozero, de l’Université pontificale Antonianum en Italie, a mis en garde lors d’un colloque intitulé « Un pont entre les mondes, construire la paix » : la domination de la « rationalité calculatrice » et du paradigme technologique engendre injustices, égoïsme structurel et affaiblissement de la cohésion sociale.

Italie (A.P.Hawzah) –La deuxième édition du colloque scientifique international « Un pont entre les mondes, construire la paix » s’est tenue jeudi 30 avril 2026, à l’initiative du Bureau des religions et confessions (Direction des relations et des affaires internationales des séminaires), en coopération avec l’Institut Imam Khomeini pour la recherche et l’enseignement, la Jami‘at al-Zahra (Université féminine Al-Zahra, que la paix soit sur elle) et l’ambassade de la République islamique d’Iran près le Saint-Siège.

Lors de cette rencontre, le professeur Andrea Bizzozero, spécialiste d’histoire et de philosophie modernes et contemporaines à l’Université pontificale Antonianum, a souligné que la religion a parfois été instrumentalisée pour justifier la guerre et la soif de pouvoir. Il a appelé à une relecture de l’efficacité des religions à l’époque actuelle.

Fraternité, principe fondamental et oublié d’une paix durable

« La domination de la rationalité calculatrice et du paradigme technologique, a-t-il déclaré, a ouvert la voie à l’injustice, à l’égoïsme structurel et à la marginalisation de la solidarité sociale. »

S’appuyant sur les analyses du pape François, le professeur Bizzozero a averti qu’une société organisée autour de l’égocentrisme et de l’intérêt personnel s’éloigne peu à peu de la cohésion sociale et glisse vers l’« état de guerre généralisée » décrit par Thomas Hobbes.

« La peur de l’autre, les ambitions de domination et l’abus de pouvoir, a-t-il ajouté, sont les racines profondes des conflits. Dans ce contexte, la responsabilité des leaders religieux pour défendre la dignité humaine et notre maison commune est plus cruciale que jamais. »

Se référant aux documents pontificaux, notamment le Document sur la fraternité humaine (2019), cet intellectuel italien a présenté la fraternité comme le principe fondamental et oublié d’une paix durable. Selon lui, ce n’est qu’en prenant conscience de cette réalité et en réalisant une véritable fraternité que l’on pourra dépasser l’égoïsme, et redéfinir justice et paix sur les plans personnel et politique.

Fraternité, principe fondamental et oublié d’une paix durable

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